Un grand projet d’aménagement porte un enjeu de communication particulier : il se vit pendant des
années, et se comprend en un jour. Pendant toute la durée du chantier, les riverains et les commerçants ne voient que des
palissades, des déviations et du bruit. Le résultat, lui, n’apparaît qu’à la fin, quand tout le monde
a oublié à quoi ressemblait l’endroit avant.
Le timelapse répond exactement à cette asymétrie. Il redonne au chantier sa lisibilité : on voit ce
qui a été creusé, posé, coulé, planté. Le désagrément devient une démonstration d’ouvrage.
C’est ce que la Ville d’Angers a fait sur la
couverture de la voie rapide qui coupait son centre-ville de la Maine : un dispositif installé
18 mois, réglé sur une photo toutes les 20 minutes. Sur ce type de chantier de génie civil, le
rythme lent est le bon — ce qui compte, ce sont les grandes phases, pas le va-et-vient des engins.
Les usages, pour une collectivité ou un aménageur :
- expliquer le chantier pendant qu’il dure, sur les réseaux et en réunion publique ;
- alimenter la concertation, où une image d’avancement vaut mieux qu’un planning ;
- constituer une archive du territoire, qui ressort à chaque anniversaire de l’équipement ;
- documenter les phases d’un ouvrage d’art de façon datée et incontestable.
Les enjeux propres à ces chantiers sont la durée — souvent 18 à 36 mois — et le fait que la
circulation est maintenue. Il faut un point de vue haut, stable, qui ne gêne aucun flux et qui
tienne d’un bout à l’autre de l’opération. Sur un chantier linéaire de voirie ou sur une plateforme
de terrassement, où il n’y a en général aucun bâtiment bien placé, nous apportons notre propre support :
voir comment nous traitons les chantiers sans point d’accroche.
Un dernier point, propre au secteur public : la commande passe par un marché, et le film sert
souvent de pièce au bilan de l’opération. Nous respectons toutes les procédures de sécurité du site, et nous demandons les accès chaque fois qu’ils sont nécessaires.