Les chantiers d’énergie ont trois caractéristiques qui demandent un dispositif adapté, et c’est
précisément pour ça qu’ils nous intéressent.
Ils durent. Un parc de stockage par batteries, un poste de transformation, un raccordement, une
centrale photovoltaïque au sol : on compte en général de 12 à 24 mois entre le premier coup de pelle
et la mise en service. Nous en suivons un en ce moment même en Indre-et-Loire —
2,5 hectares sur quinze mois. Sur cette durée, nous laissons en place un dispositif autonome, contrôlé à
distance : aucun déplacement régulier n’est nécessaire pour relever les images.
Ils se construisent sur un terrain nu. C’est un point que nous préparons dès le départ. Au
démarrage, il n’y a qu’une plateforme terrassée : pas encore de bâtiment, de grue à tour, de mur ni
de clôture rigide où fixer une caméra. Nous déployons dans ce cas un mât télescopique fixé sur un
bloc ou une dalle béton fournis par le client, sans nacelle, pour que le suivi commence dès les
premiers terrassements : voir comment ça fonctionne.
Ils sont réglementés. Un parc de batteries adossé à un poste en exploitation, une centrale
raccordée au réseau, un site classé : l’accès est contrôlé, le plan de prévention est obligatoire, et
chaque intervention se prépare. Nous respectons toutes les procédures de sécurité du site, et nous demandons les accès chaque fois qu’ils sont nécessaires.
Ce que le film sert, ensuite : la communication de projet auprès des riverains et des élus, le
dossier de référence pour répondre au marché suivant, la démonstration du procédé auprès d’autres
exploitants — c’est l’usage qu’en a fait l’exploitant de la centrale de Châteaubriant — et,
plus prosaïquement, une trace datée et objective de l’avancement de chaque phase.
Sur le vocabulaire : on parle indifféremment de timelapse, de time-lapse, de vidéo accélérée ou
d’accéléré de chantier. C’est la même prestation.